Exposition personnelle de Mira M. Yang
Commissaire : Kathrin Bentele
Une exposition en deux volets à la Kunsthalle Friart Fribourg (Suisse) du 12 septembre au 15 novembre 2026 puis à la Fondation Pernod Ricard du 24 novembre au 6 février 2027
Vernissage le lundi 23 novembre à 18h
La Fondation Pernod Ricard a le plaisir de présenter la première exposition individuelle institutionnelle en France de l’artiste Mira M. Yang. Sous le commissariat de Kathrin Bentele, cette exposition est le fruit d’une étroite collaboration avec la Kunsthalle Friart de Fribourg.
La pratique multidisciplinaire de Mira M. Yang s’appuie sur une démarche performative et explore la manière dont les récits culturels se manifestent et s’expriment à travers les objets, les corps, le son et le langage. L'artiste retrace la persistance et
la transformation du patrimoine culturel à mesure qu’il migre d’un contexte et d’une époque à l’autre, ouvrant ainsi la possibilité, voire la nécessité, d’un réexamen nuancé.
Plus récemment, l'artiste a adopté une approche matérialiste à partir de laquelle iel explore une documentation toute à la fois spécifique et fragmentaire comme vecteur de mémoire et d’idéologie.
Se déployant successivement en deux volets à Fribourg et à Paris, l’exposition de Mira M. Yang s’articule autour de divers gestes de traduction et de réinterprétation de l’œuvre peu documentée de Choi Seung-Hee (1911-1969 ; aussi connue sous le nom de Sai Shōki), la première danseuse de la Corée coloniale à s’être produite à l’étranger, et plus précisément à Paris. Parmi ces initiatives figure une traduction sonore, ou « sonification », de mouvements de danse sous la forme d’une installation sonore à grande échelle. L’exposition explore la possibilité de créer une archive vivante de l’œuvre de Choi Seung-Hee et expérimente différentes formes de notation et de mise en partition de l’expression artistique entre la danse et le son. Dans sa logique en deux chapitres, l’exposition suit des dynamiques de mouvement et de circulation, invitant à considérer la mutabilité inhérente des formes culturelles.
Image : Mira M. Yang, He that plays the king shall be welcome, Peter Mertens stipend, vue de l'installation, Bonner Kunstverein, Bonn (2026). Photo: Mareike Tocha.