Joël Bartoloméo

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Vit et travaille à Berlin.

Joël Bartoloméo est né en 1957. Dans les années 1990, il joue à l’anthropologue amateur en réalisant de courtes séquences prises sur le vif au plus près de sa vie familiale. Son travail explore la représentation de l’intime telle qu’elle apparaît dans les « films de famille », avant d’évoluer progressivement vers l’autoportrait.
En 2000, il commence un travail sur l’actualité à travers des revues de presse en images qu’il met en relation avec l’intimité de ses cahiers de rêves. Le fait-divers, comme les images produites par les conflits armés s’entrelacent avec un récit toujours tenu à la première personne, entremêlant ou effaçant ainsi les identités.
« L’ombre dense de la mélancolie enveloppe ces séquences, non seulement à cause de la musique, déjà ancienne, ou de la voix particulièrement grave de l’artiste et de son air pénétré, mais aussi du désir paradoxal et insensé qui sous-tend les films de dire la vérité sur soi et la conscience simultanée que cette vérité ultime est impossible à exprimer, quelle que soit la sincérité avec laquelle on se livre ». Catherine Francblin, in Art Press, janvier 2007.

En 2006, il s’engage dans un travail vidéo autour de l’autoportrait qu’il présente au Musée d’art moderne de la ville de Paris en 2008. En 2009, il est invité en résidence dans un hôpital psychiatrique de Dunkerque, où il travaille avec les personnes accueillies et essaie de restituer le poids d’une image d’enfance qui les hante. En 2012 au musée d’art moderne de la ville de Paris, il revisite l’univers des films de famille dans un contexte élargi en intégrant des photos empruntées à d’autres familles. En 2015, il investit une salle du château de Alden Biesen (Belgique) où il entremêle l’univers désidéalisé de l’enfance et celui de l’imaginaire. La même année à Sainte Croix en Jarrez, il tente de mettre en espace un livre de photos réalisées en 2004 au cours d’un voyage à Naples dans lequel la fiction semble plus puissance que la réalité et s’insinue entre les trames de la mémoire.

En 2016, il participe à la 17eme édition du mois du documentaire à Roubaix avec son film Journal du dedans et du dehors #12345, prises de vue vidéo sans montage, qui tressent un étrange patchwork mental d’une géographie intérieure où chaque nouvelle scène arrive comme un évènement. Il y expose également ses carnets de rêves troublants parfois dérangeants, sans concession ni tricherie, parfois drôles, parfois étranges, un livre de dessins de 320 pages déclinant toutes les facettes qu’un homme peut découvrir de lui-même.

En 2018 il termine un film, “Journal d’un indécis“ (57mn) qui essaye de rendre compte d’une situation amoureuse à travers différents prismes et sur différents modes. Des conversations, des confidences, des journaux intimes, des réflexions, des récits de vie, des fictions et des mises en scène, des énoncés de difficultés, des modes de vie et des modes emplois.

 

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