Carlotta Bailly-Borg

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Vit et travaille à Bruxelles.

Née en 1984, Carlotta Bailly-Borg vit et travaille à Bruxelles. Elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy en 2010 et a résidé au Pavillon du Palais de Tokyo entre 2012 et 2013.

« Ma pratique se construit à travers plusieurs médium, sans hiérarchie, allant du dessin à la peinture sur toile en passant par la céramique, la fresque ou la peinture sous verre. Je fais se télescoper, s’emboutir, se contaminer des références jusqu’à ce qu’elles forment un nouvel espace pictural et fictionnel. Les formes anthropomorphes que je représente habitent différentes scènes, elles s’accommodent et tentent de se placer les unes par rapport aux autres. Ces personnages maladroits sont à l’image d’une frénésie proche de l’hyperactivité qui nourrit ma culture visuelle depuis toujours par l’accumulation de sources mythologiques grecques, hindoues, de manuscrits médiévaux, de représentations érotiques japonaises, etc., que je m’approprie en malmenant les chronologies de l’histoire de l’art. Le point commun de ces sources est l’aspect direct, l’efficacité du trait et de la courbe, leur intemporalité et la question de l’amour physique. Les lignes, les courbes fluides proches de la calligraphie persane, font de ces personnages des corps mous, des formes proches du ver de terre. Ils sont asexués mais sexuels, à la fois hommes et femmes, et s’imbriquent dans des compositions compacts où la surface sert de limite à leur prolifération. À la manière des bas-reliefs et des manuscrits médiévaux, les contenus s’adaptent au contenant pour mieux occuper efficacement l’espace. Cette techniques nous vient d’une époque où l’on avait besoin de transmettre le savoir par l’image et restitue de manière efficace un contenu narratif à l’échelle d’une page, d’un bas-relief, d’un tableau ou d’un support architectural. Cette apparente naïveté correspond plutôt à une représentation symboliste du monde, où les formes et objets deviennent des vecteurs de connaissances syncrétiques à distance de toutes conceptions stéréotypées des corps. Ces amalgames d’images et d’époques servent d’échos fidèles à ce que sont, selon moi, les mécanismes d’assemblage et de brassage qui constituent nos représentations individuelles et collectives du monde. »

Elle a entre autre exposé au Goldsmiths CCA, London / Efremidis Gallery, Berlin / Palais de Tokyo, Paris (2020) / Bosse&Baum, London / Island, Brussels / Fondation Ricard, Paris (2019) / Galerie Sultana, Paris / Baltic Triennial, South London Gallery et Tallinn (2018) / DOC, Paris / Studio Amaro, Naples / Attic, Bruxelles / CNEAI, Chatou (2018) / Karma International, Los Angeles (2016) / Espace II of Galerie Nathalie Obadia, Paris / Onomatopée, Eindhoven (2015).

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